Une mission d’analyse genre a été menée dans les chefferies d’Andisoma, Mobala et Bahema, situées dans le territoire d’Irumu, province de l’Ituri. Soutenue par le Fonds pour les Femmes Congolaises (FFC), cette initiative vise à impliquer les autorités coutumières et administratives dans la promotion de l’égalité entre les sexes au sein des communautés locales, avec l’appui de l’école du genre.
L’activité a rassemblé plusieurs acteurs clés : chefs coutumiers, décideurs locaux, leaders communautaires, représentants de la jeunesse et associations féminines, autour d’une séance participative. Les échanges ont permis de mettre en lumière les inégalités persistantes entre hommes et femmes dans la gestion communautaire, tout en identifiant des pistes concrètes pour renforcer une gouvernance inclusive.
Parmi les thématiques abordées, les participants ont discuté :
– des rôles différenciés entre hommes et femmes dans la vie communautaire ;
– des barrières socioculturelles et institutionnelles freinant la participation féminine ;
– des opportunités pour promouvoir une gouvernance équitable et sensible au genre.
L’analyse a révélé plusieurs défis majeurs :
– une faible représentation des femmes dans les structures décisionnelles coutumières ;
– la persistance de normes traditionnelles défavorables à l’implication féminine ;
– un besoin urgent de formation sur les notions de genre, de leadership et de gouvernance inclusive.
Face à ces constats, les participants ont formulé plusieurs recommandations :
– renforcer les capacités des autorités locales et des femmes leaders sur le genre, les droits humains et la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) ;
– créer des cadres mixtes de concertation entre hommes et femmes pour une gouvernance participative ;
– intensifier les campagnes de sensibilisation sur le rôle des femmes dans la consolidation de la paix ;
– soutenir les initiatives économiques et sociales portées par les femmes et encourager la scolarisation des filles.
Cette mission d’analyse genre constitue une étape significative dans la construction d’une société plus équitable à Irumu. En impliquant les chefs coutumiers et les autorités locales, le projet entend favoriser une paix durable et une cohésion sociale renforcée, où femmes et hommes œuvrent ensemble pour le développement de leurs communautés.
« La paix et le développement ne peuvent être durables sans la participation active des femmes », a rappelé un participant à l’issue des travaux.
Avec cette démarche, les chefferies d’Andisoma, Mobala et Bahema s’inscrivent progressivement dans une dynamique de gouvernance locale inclusive, fondée sur le respect, la justice sociale et l’égalité des chances pour tous.
Commentaires (1)
Laisser un commentaire
hghgh